Témoignage de B. Pector

Je veux ici rendre témoignage de l’infinie bonté du Seigneur à mon égard. Je crois que quand vous aurez lu ceci, vous serez certain que à Dieu, rien n’est impossible, et qu’Il est prêt à vous bénir quelle que soit votre faiblesse, quel que soit votre péché passé…

Je suis né en 1950 dans une famille fortement imprégnée de la foi catholique. Pour des raisons qui m’échappent encore, alors que j’avais 4 ans à peine, je pleurais souvent en cachette, désirant mourir très vite.
Dès ce qu’on appelait alors l’âge de raison, j’ai fréquenté le catéchisme, apprenant à mieux connaître ce Dieu si merveilleux dont mes parents m’avaient toujours parlé ! Mais aussi des choses totalement inacceptables pour le gamin que j’étais, telle l’infaillibilité du Pape.

Par amour pour le Seigneur, j’ai appris mon catéchisme avec ardeur, (on passait, à cette époque, un véritable examen avant d’être admis à prendre l’Eucharistie…).
J’étais sincèrement honteux d’être incapable de croire que le Pape ne pouvait « ni se tromper ni nous tromper ».
Dès lors, le ver était dans le fruit, et à l’âge de 15 ans, je suis allé trouver l’aumônier du lycée pour lui dire, en confession, que j’avais perdu la Foi.

Il ne pouvait pas comprendre le drame que constituait pour moi la séparation d’avec Dieu
« Si tu avais réellement perdu la foi, tu ne serais pas ici en train de pleurer ! »
« Si je pleurais la mort de ma grand-mère, elle serait pourtant bien morte ! »

A l’âge de 23 ans j’ai tenté pour la première fois de me suicider.
Dans le coma pendant près de deux jours, je suis resté immobile, le bras gauche coincé sous moi. Ceci a provoqué de très sévères lésions à ma main. Les médecins parlaient d’amputation, mais grâce à Dieu je pus la conserver.
C’est alors qu’une jeune infirmière, me parla du Seigneur, et me donna un Nouveau Testament et deux livres de Billy Graham : « LE secret du bonheur » et « La paix avec Dieu ».

Je fus bouleversé… Mais un an après la première tentative de suicide, j’en fis une seconde qui me plongea dans un coma de trois jours et demi. Mon coma était si profond, que le médecin annonça à mon frère qu’il vaudrait mieux que je ne m’en relève jamais… Sinon je risquais de rester définitivement « un légume », incapable de la moindre réaction. Mais je sortais du coma capable de soutenir une conversation normale, bien que j’aie à nouveau perdu conscience quelques minutes plus tard… Durant ce coma, j’ai attrapé une sévère infection pulmonaire, le pronostic était très réservé, et puis tout à coup, je me suis mis à aller beaucoup mieux, à tel point qu’aucune séquelle ne fut observée. Le personnel soignant n’en « revenait » pas ! Gloire à notre Père céleste !

En tout je ferais 5 coma et plus de vingt gestes suicidaires.
Je finis par devenir SDF…

Arrivé au tréfonds de la dépression, tout le monde pense que je vais mourir dans les semaines qui suivent. Mais par tout petits pas, en utilisant le peu de volonté qui me restait je progresse. Puis les progrès deviennent spectaculaires ! Ainsi, je sors finalement de l’hôpital après un séjour qui aura duré plus de 3 ans ! Une infirmière rencontrée plus tard m’a affirmée qu’on n’avait toujours pas compris comment j’ai pu guérir.

Seul le Seigneur dans son infinie patience a pu me sortir de ce gouffre…
Hélas, je ne suis toujours pas prêt à me convertir… Il y aura même une période où je me glorifierai de ma guérison, et en blaguant avec des copains j’irai jusqu’à blasphémer…

Alors le Seigneur va me séparer de cet entourage, pour m’emmener habiter au milieu d’un paysage grandiose. Face à ce paysage je ne peux que tourner les yeux vers le ciel ! Peu à peu monte en moi un désir ardent d’appartenir à ce Créateur.
Une prière me vient souvent : « Mon Dieu, je ne sais pas qui Tu es, mais je t’en supplie, fais toi connaître à moi ! Ma vie n’a aucun sens si je ne te connais pas ! N’attend pas que je sois prêt, il y aura toujours une raison pour remettre à plus tard… Donne moi des coups de pieds au derrière si nécessaire ! »

Ou encore : « Mon Dieu, voici ma vie, elle t’appartient, je te donne un chèque en blanc, fais en ce que tu veux ! »
Puis je rencontrais Elisabeth, qui était une de mes voisines et qui m’affirma : « Moi ? Je ne cherche pas le Seigneur, je le connais ! » J’ai pensé qu’elle devait être folle !

Un jour elle me proposa de l’accompagner à une réunion d’évangélisation. Rentré chez moi, je me mis à prier : « Seigneur, tu dis au travers des témoignages que j’ai reçus que Tu peux me donner une expérience personnelle avec Toi ! Alors, je t’en supplie, quand je vais aller avec Elisabeth, donne moi cette certitude de te connaître ! Je m’engage dès lors à te suivre aussitôt ! »

Le dimanche après midi nous étions avec les frères et sœurs de Pontoise. Monsieur Lévy, pasteur de cette assemblée avait été appelé d’urgence à Rouen je crois. Le pasteur remplaçant, contacté à la dernière minute, nous a dit qu’il préparait à la hâte une prédication en relisant des notes posées sur le siège passager de sa voiture, quand une pensée du Seigneur lui est venue : « Tu ne vas pas prêcher sur ce thème, mais sur celui de l’enfant prodigue ! Quelqu’un sera là qui attend un signe de Ma part ! » Il nous a raconté tout cela en s’excusant s’il devait hésiter, puisqu’il allait s’agir d’une improvisation totale… Alors il a commencé et très rapidement j’ai eu la certitude qu’il s’adressait à moi, il ne pouvait y avoir dans la salle une autre personne ayant vécu la même histoire… A la fin ce brave homme a dit : « Voilà, il y a une personne ici qui est venue entendre ceci, et cette personne a fait une promesse formelle à Dieu ! Le Seigneur lui demande maintenant de respecter sa promesse ! »

En larmes je me suis levé !

Quelques temps plus tard j’ai été très troublé quand je me suis rendu compte que j’aimais Elisabeth (le Seigneur m’avait rendu aveugle à ce sujet jusque là). N’avais-je pas tout mélangé, n’allais-je pas tout gâcher ? Ma conversion était et reste toujours la chose la plus importante de ma vie ! Mais notre pasteur m’a dit que le Seigneur m’avait une fois de plus béni au-delà de toutes mes espérances.

Quelques temps plus tard je prenais le baptême. Peu de temps après nous étions mariés. Un an et demi après arrivait notre petite Amélie… Trois ans plus tard notre Samuel chéri. Comment reconnaître Seigneur les bienfaits dont tu m’as comblé ?
Seigneur du plus profond de mon cœur, je veux te dire combien je t’aime ! Fais de moi un instrument utile entre tes mains ! Amen.

Bertrand Pector

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