Témoignage de Diane Beillevaire

Du puits à la source !
 
Il y a dans le cœur de l’homme un vide en forme de Dieu, et que seul Dieu peut remplir, a dit un célèbre auteur. Êtes-vous dans une impasse? Êtes-vous las de souffrir et d’échouer? Voulez-vous enfin trouver une raison de vivre? Alors, lisez ces deux histoires vraies. L’une s’est passée il y a deux mille ans, l’autre de nos jours, et pourtant, ces deux femmes ont fait la même rencontre qui a bouleversé leur vie…
 
Une histoire d’hier
 
Il est midi, fatigué d’avoir parcouru un long chemin, Jésus vient s’asseoir au bord d’un puits.
 
C’est cette heure que choisit précisément une femme samaritaine pour venir puiser de l’eau, une heure où elle est sûre de ne rencontrer personne. À force d’échecs et de souffrances, elle a fini par s’isoler du monde. Ne vous est-il jamais arrivé de vous sentir tellement oppressé(e) par ce monde, épuisé(e) alors que vous constatez que tout y est si éphémère qu’il vous a semblé que le meilleur refuge que vous puissiez trouver serait de vous mettre en retrait pour que l’on ne vous voit pas et que l’on vous oublie? Son désir profond d’amour et de bonheur l’a amenée à trop aimer. Qui n’a pas en lui ce besoin d’être aimé ? Et que ne ferions-nous pas pour combler ce vide? Pourtant, les échecs nous usent et finissent par nous éloigner des valeurs essentielles.
 
Nous pouvons mieux comprendre l’étonnement de cette femme lorsque Jésus lui parle et lui demande, à « elle », de l’eau. À l’époque, c’était une chose illicite pour un Juif de parler avec un étranger (Actes 10.28). Mais Jésus fait peu de cas des règles humaines, il ne se préoccupe pas de ce qui est visible, il va bien au delà. Il connait le besoin de chacun, son désir est de nous en faire prendre conscience.
« Seigneur tu n’as rien pour puiser et le puits est profond ». Cette réponse en dit long sur l’état intérieur de cette femme. Elle avait déjà tant puisé dans les ressources de ce monde, elle était à bout de forces. C’était une chose impensable pour elle que quelqu’un puisse vouloir la soulager, l’écouter et, plus encore, vivifier son âme altérée.
 
Pourtant, Jésus-Christ de grand qu’Il est, s’abaisse et vient lui-même jusqu’à nous pour nous parler et nous conduire avec douceur dans la compréhension de son amour.
 
Face aux paroles qu’elle entend, elle n’en ressent que plus intensément sa soif, le vide de sa vie, son isolement, sa douleur, son rejet et ne peut que demander: « donne-moi de cette eau, afin que je n’ai plus soif et que je vienne plus puiser ici ».
 
Pour recevoir cette eau vive, il faut qu’elle se rende compte de ce qui l’empêche de venir s’y désaltérer. Jésus va alors l’amener avec douceur à comprendre ce qui fait obstacle à son entrée dans une relation vraie avec Dieu. Pour cela, il va lui demander d’aller chercher son mari. Cette requête la bouleverse… Petit à petit, Jésus veut lui ouvrir les yeux sur son passé et l’amener à voir ce qui la retient dans ce désert si aride. Elle va lui répondre: « Je n’ai point de mari ».
 
Quand la compassion va à la rencontre du pécheur, elle désarme l’ennemi de notre âme et met enfin à nue ce que nous sommes vraiment.
 
Jésus va lui dire: « Tu as fort bien dit, car tu as eu cinq maris et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ». Ce cœur à cœur avec le Seigneur la transporte et va l’amener à réaliser que Celui dont elle avait entendu parler, ce Messie, celui qu’on appelle le Christ est devant elle. Vous aussi vous avez peut-être entendu parler de Jésus mais jusqu’à aujourd’hui vous n’avez pas pris le temps de vous mettre à l’écart loin des bruits de ce monde pour l’écouter au travers de sa Parole, de la prière ou simplement en allant écouter la bonne nouvelle dans une église…
 
Quand nous laissons l’amour et la grâce de Dieu toucher notre cœur, nous réalisons avec force que la ou le péché a abondé la grâce a surabondé (…).
 
La réaction de cette femme ne tarde pas, après tant d’années, elle abandonne sa cruche qui symbolise son passé. En effet, lorsque nous prenons conscience de l’Amour de Jésus pour nous, tout ce qui jusque là faisait notre quotidien, nous devient futile: comme elle nous lâchons tout et nous faisons demi-tour sans concession et sans aucun regret : »Si donc quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature; les choses vieilles sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles » (2 Corinthiens 5.17).
 
Libéré du poids de son péché, elle sent jaillir en elle la vie. Le cœur débordant d’amour elle court annoncer partout ce que Jésus a fait pour elle. Aujourd’hui encore, ce message d’Amour vient jusqu’a vous! Puissiez-vous également dire comme l’ont fait ses ami(e)s: « Ce n’est plus à cause de ton récit, que je crois; mais parce que j’ai entendu moi-même, et je sais maintenant que celui dont tu m’as parlé est véritablement le Sauveur du monde, le Christ ».
 
Une histoire d’aujourd’hui
 
Maman est morte d’un cancer quand j’avais seize ans, laissant un vide immense dans ma vie.
Je ne savais pas comment le remplir, aussi, au fil des années, j’ai fait bien des folies, des mauvaises rencontres qui ont perturbé mon existence au point de frôler très souvent la catastrophe. J’ai été dépressive, j’ai eu des pensées suicidaires et j’ai pris de mauvaises habitudes – comme celle de fumer – qui n’ont fait qu’empirer la situation.
Pourtant, j’étais persuadée que Dieu existait, mais comment et où le trouver? Je lisais tout ce qui me tombait sous la main à ce sujet, mais cela ne faisait que m’embrouiller davantage. Quand je n’en pouvais plus, j’appelais le Seigneur à l’aide, même si je le connaissais mal. Souvent, il m’exauçait, mais dès que j’allais mieux, je l’oubliais. Aujourd’hui, quand j’y repense, je me dis qu’il a eu une immense patience envers moi!
Un jour, à quarante et un ans, j’ai eu un terrible choc: j’ai appris que j’étais atteinte d’un cancer, ce qui m’a rappelé le cauchemar de la mort précoce de ma mère… J’étais loin de me douter que le Seigneur allait se servir de cette épreuve pour m’attirer à lui! À cette époque, quelqu’un m’a offert une Bible dans laquelle je me suis plongée. Je n’y ai pas du tout reconnu le Dieu dur et intransigeant dont on m’avait parlé dans mon enfance. Peu à peu, j’ai découvert avec stupéfaction  un Père rempli d’amour et de compassion! Une nuit, j’ai compris que j’avais fait fausse route jusque là et, en larmes, j’ai demandé pardon à Dieu. Je me suis alors sentie libérée du poids écrasant de mes fautes et de mes péchés. C’est une expérience impossible à décrire! J’ai compris que Jésus avait donné sa vie pour moi sur la croix afin que je puisse retrouver une relation tendre et merveilleuse  avec mon Créateur.
Dès lors, ma vie a changé du tout au tout. Le Seigneur m’a aidée dans mon combat contre le cancer, il a effacé les blessures de mon passé et il m’a conduite dans une église où j’ai rencontré des chrétiens remplis d’amour. Ils m’ont soutenue pendant toute ma maladie! De plus, en guise de «cadeau de bienvenue», deux jours après être allée à l’église pour la première fois, le Seigneur m’a délivrée de l’envie de fumer (alors que j’avais vainement tenté d’arrêter bien des fois auparavant). Je n’ai jamais plus ressenti le moindre manque par la suite!
Je me suis engagée à suivre Jésus, et quelque temps après, mon mari et mon fils ont pris la même décision. Aujourd’hui, nous avons à cœur de l’aimer et de le servir tous les jours de notre vie. Il a rempli notre cœur vide et il nous a donné son eau vive, comme il l’a promis!
 
Cet homme extraordinaire qui a transformé l’existence de ces deux femmes et de millions d’autres  êtres humains, c’est Jésus, le Fils de Dieu. Il nous a donné la plus grande de toutes les preuves d’amour en mourant sur la croix. Oui, «Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle». La source de vie jaillit toujours, et il y a assez d’eau pour tout le monde! Voulez-vous y puiser, vous aussi? Voulez-vous rencontrer ce Dieu toujours vivant et prêt à transformer votre vie?
[Vous trouverez l’histoire de la première femme au chapitre 4 de l’Évangile de Jean. Le verset cité à la fin est Jean 3.16.]

Diane Beillevaire

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