Denis Chantrel

 

CHERCHEZ ET VOUS TROUVEREZ

J’ai été élevé dans un milieu catholique et tout ce cérémoniel me laissait distant de la religion.
Mais, le peu d’enseignements reçus, notamment sur la vie de Joseph et sur la parabole du bon Samaritain, m’avait intéressé et marqué.

J’ai toujours cru en Dieu. Très jeune, à la Toussaint sur la tombe de mon père (D’un côté il y avait un jeune qui faisais du motocross et de l’autre la tombe : d’un côté la vie, de l’autre la mort) je me posais déjà des questions d’ordre existentielles : D’où vient-on ? Où va-t-on ? Qu’y a-t-il après la mort, qu’y a-t-il outre tombe ?

Vers l’âge de quatorze, quinze ans, alors que je me trouvais près de la fenêtre de ma chambre et que je regardais au-dehors, j’ai eu une vision :
Le temps s’est arrêté, et là, j’ai pris conscience de l’immensité de l’univers. Cette expérience s’est accompagnée d’une paix profonde, d’une joie rayonnante ainsi que d’un sentiment d’amour prononcé en mon être intérieur.

Après cet événement, j’ai eu à cœur de rechercher le nouveau testament que l’on nous avait fait acheter dès l’entrée en sixième et qui n’avait jamais servi.
Je ne connaissais que quelques versets de la Bible : « Pourquoi remarques-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère et ne remarques tu pas la poutre qui est dans ton œil ? « , « Laissez venir à moi les petits enfants » et « Aimez-vous les uns les autres »
Je voulais en savoir plus, pour les faire miens, pour les vivre dans ce que je dis, dans ce que je fais, dans ce que je suis. Aussi, j’ai cherché ce nouveau testament par toute la maison, mais je ne l’ai pas trouvé.

L’eau a passé sous les ponts, puis, un soir, alors que j’étais étudiant, sous un beau ciel étoilé, les questions d’ordre existentielles sont revenues.
L’eau a continué de couler sous les ponts et au bout d’un certain temps, je me suis remis en selle.
Je cherchais Dieu.
C’est ainsi que j’ai frappé à plusieurs portes :
– Yoga : J’ai suivi une formation pour être professeur. Mais des problèmes ont surgis au sein de certains étudiants : Accidents, ruptures dans les couples… Pour ce qui me concerne, un vide s’installait en moi qui étais plein de vie, plein de joie.
– Macrobiotique.
– Sciences ésotériques.
– Nouvel âge : J’ai emmené la mère d’un copain voir un magnétiseur. Dans la salle d’attente différents cadres étaient accrochés avec des messages empreints d’une certaine sagesse (humaine). J’ai prétexté un problème d’eczéma. Un dialogue s’est installé entre nous, nous parlions le même langage ésotérique. Il a compris que j’étais en recherche et m’a proposé une formation (une de plus). Je consulte la documentation en la matière et à un moment donnée, une pensée forte se fait entendre en moi « surtout, ne touche pas à cela ». Lorsque l’on entend cela, on pose les valises, on fait demi-tour.

Ne trouvant pas satisfaction, j’allais d’une porte à l’autre.
Toutes ces expériences n’ont conduit qu’à une chose : créer un vide en moi.

Un jour, je suis entré dans une petite chapelle désaffectée, là où il n’y a pas d’offices mais des touristes.
Instinctivement, intuitivement, j’ai prié (pour la 1ère fois), en mon cœur : j’ai demandé à Dieu de se révéler.

Quelques temps après, j’ai rencontré quelqu’un qui m’a parlé des « Hommes d’Affaires du Plein Évangile ».
Cette personne m’a expliqué qu’au cours d’un repas, des hommes et des femmes de toutes conditions témoignent de ce que Dieu avait fait et faisait dans leur vie.
Elle m’a invité à aller à un de ces repas. Comme j’étais en recherche, j’ai dit oui. Je m’y suis rendu et là…dès le premier témoignage, (Un homme maire d’un petit village et père de six enfants a été incarcéré pour un fait qu’il n’avait pas commis. Dans la prison, il est visité d’un aumônier qui lui annonce l’Evangile. Il le reçoit, et Dieu lui fait justice, il est blanchi et sors de prison. Il s’adresse au jeune, dont je faisais partie à l’époque : « Ne construisez pas votre vie sans Jésus ») j’ai été profondément touché et je savais intérieurement que ce que je cherchais était là.
L’orateur, un aumônier de prison, a parlé de l’amour de Dieu comme jamais j’en n’avais entendu parler.
J’ai été profondément touché, visité par le Saint-Esprit. Je me suis senti sale, convaincu de péchés.
Un appel à remettre sa vie à Dieu à été lancé. C’est avec élan que j’y ai répondu favorablement : J’avais le vif désir de tirer un trait sur le passé, de mettre ma vie en règle.
Ce soir là, on m’a offert une Bible. J’ai lu et relu, le nouveau testament tout en prenant, intuitivement des notes et les classant : l’amour de la Parole était né !

Je me suis investi aussitôt dans les « Hommes d’Affaires du Plein Évangile » participant à chaque réunion.
J’ai entendu de très beaux témoignages, cependant il me manquait quelque chose de très important : l’enseignement. Je ressentais qu’il me fallait trouver une Eglise.
Plutôt que de faire le tour de France avec mon balluchon, j’ai prié pour que je sache où Dieu me voulait. Ma prière était celle-ci : Que je me sente accueilli par une prophétie.
Je suis invité à assister à des baptêmes dans l’Eglise Évangélique de Fougères. Lors du culte du matin, je suis touché par les chants et l’après midi par les témoignages de ceux qui s’engagent à suivre Jésus.
Le message de l’Evangile est apporté par un pasteur visiteur. Un appel est lancé pour ceux qui avaient besoin de la grâce de Dieu. Une file de personnes s’avance pour que l’on prie pour elles. Pendant ce temps, le pasteur local faisait chanter. Au moment où il ne restait plus qu’une seule personne, il s’arrête en plein chant (C’est peu commun) et dit « Il y a ici une personne dont l’engagement pour sa vie spirituelle est déterminant, qu’elle s’avance » C’était pour moi, je m’avance le pasteur visiteur prie pour moi, l’onction descend : Je ressens une présence forte en mon fort intérieur, c’était physique.

Dès aussitôt je me suis investi, puis l’appel de Dieu pour le servir à retenti en mon cœur. J’ai suivi une formation à L’Institut de Théologie Biblique à Léognan.
Après la Bretagne, Fougères en Ille et Vilaine, Léchiagat dans le Finistère sud, puis Granville, Torigny sur vire et Vire en Normandie, je suis actuellement pasteur à Saint-Nazaire et Redon.
Dieu est bon !

Témoignage Pasteur Denis Chantrel